Comment randonner avec son chien : 7 conseils pratiques

Vivre à Annecy, c’est un privilège : le lac, les forêts, les sommets… Chaque week-end, j’ai la chance d’explorer de nouveaux sentiers avec Carlito, mon akita américain de trois ans. Sportif, puissant et curieux, il est né pour marcher. Mais randonner avec son chien en montagne ne s’improvise pas. Entre les dénivelés, la météo et la sécurité, j’ai appris à force de sorties, et parfois d’erreurs, comment rendre ces moments plus simples, plus sûrs et plus agréables pour nous deux.

Voici mes 7 conseils testés et approuvés pour profiter pleinement de vos randonnées avec votre compagnon à quatre pattes.

1. Bien choisir son itinéraire

Tout commence avant même d’enfiler les chaussures de randonnée. Avec Carlito, j’évite les itinéraires trop techniques ou les dénivelés supérieurs à 800 mètres : il adore grimper, mais son gabarit d’akita le fatigue vite sur les longues montées. Les parcours de 10 kilomètres maximum sont parfaits pour nous. Je privilégie aussi les sentiers qui longent des torrents ou passent à proximité de lacs. Pouvoir le laisser se rafraîchir en chemin change tout, surtout en été.

Je répertorie toutes mes idées de rando dans mon tableau Pinterest Randonnées autour d’Annecy

2. Préparer le bon équipement

Au fil des sorties, j’ai constitué un sac spécialement pour Carlito. Dedans, j’ai toujours une gamelle pliable et au moins 1,5 L d’eau, ses friandises préférées pour l’encourager dans les passages techniques, et un harnais ergonomique avec poignée pour sécuriser les franchissements.

J’ai aussi investi dans des chaussons de protection. Je ne les utilise pas souvent, mais sur les sentiers rocailleux ou abrasifs, ils sont indispensables pour préserver ses coussinets. Il m’arrive également de Enfin, un spray anti-tiques et une pince dédiée ne quittent jamais mon sac. 

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3. Anticiper l’hydratation

L’une des erreurs que j’ai commises au début, c’est de sous-estimer les besoins en eau de Carlito. Les chiens ne transpirent pas comme nous : ils régulent leur température en haletant et peuvent se déshydrater très vite. Aujourd’hui, je m’impose une pause toutes les 45 minutes. On s’arrête à l’ombre, il boit, il reprend son souffle, et moi aussi.

Ces pauses sont devenues des petits rituels, presque des parenthèses. C’est souvent à ces moments-là qu’on profite le plus de la vue, du silence, des odeurs de sapins… Et dès que je trouve un ruisseau, je mouille son poitrail et ses pattes pour l’aider à se rafraîchir, il adore ça. 

4. Vérifier les règles locales

Annecy est entourée de réserves naturelles et de zones protégées. Certains sentiers interdisent les chiens pour préserver la faune. J’ai pris l’habitude de vérifier les informations sur le site de l’office de tourisme avant chaque sortie. C’est une étape rapide qui évite les mauvaises surprises… et les demi-tours frustrants.

5. Gérer les rencontres avec les troupeaux

Dans les alpages, il arrive souvent de croiser des vaches, des moutons… et leurs fidèles gardiens : les patous. La première fois, je n’étais pas préparée, et Carlito non plus, on a tous les deux été impressionnés. Depuis, j’ai adopté quelques réflexes simples : je garde Carlito près de moi, je ralentis le pas, j’évite de traverser le troupeau et, surtout, je reste calme. Avec ça, les rencontres se passent sans stress.

6. Respecter la nature… et les autres

Randonner avec un chien, c’est aussi respecter l’environnement et les autres marcheurs. Je garde Carlito attaché dans les zones sensibles, je le rappelle systématiquement quand on croise des enfants ou d’autres chiens, et je ramasse toujours ses déjections. C’est une évidence, mais ça fait la différence pour préserver la beauté des sentiers.

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7. Le rituel d’après-rando

Une fois rentrés, je prends toujours cinq minutes pour inspecter Carlito : coussinets, poil, tiques… Ensuite, c’est le moment détente : gamelle d’eau fraîche pour lui, tasse d’infusion pour moi, et on se pose tous les deux, épuisés mais heureux. Ces randonnées, ce n’est pas juste de l’exercice : c’est notre bulle, un lien unique qu’on cultive pas à pas, sentier après sentier.

Mon conseil final : connaître son chien par cœur

Chaque chien est différent : un akita comme Carlito a de l’endurance, mais il souffre vite de la chaleur. Certains petits chiens peuvent surprendre par leur énergie, d’autres auront besoin de pauses plus fréquentes. Le secret, c’est d’observer, d’écouter, de s’adapter.

Pour moi, ces moments sur les sentiers autour d’Annecy sont bien plus que de simples balades : c’est une façon de ralentir, respirer et partager de beaux moments avec mon chien.